En matière de cybersécurité, une question revient souvent : que peut réellement voir un attaquant avant même de tenter une intrusion ?
La réponse est parfois surprenante. Sans disposer d’aucun accès privilégié, un cybercriminel peut déjà collecter une quantité importante d’informations sur une organisation simplement en observant ce qui est exposé sur Internet. Serveurs oubliés, certificats expirés, sous-domaines non maîtrisés, services mal configurés ou encore protections insuffisantes des messageries : autant d’éléments qui constituent des portes d’entrée potentielles.
C’est précisément pour aider les entreprises à mesurer cette exposition qu’ITrust a développé Security Rating, une solution d’évaluation de la surface d’attaque externe (External Attack Surface Management – EASM).
Une menace qui reste durablement élevée
Si le panorama de la menace évolue, son intensité ne faiblit pas.
Selon le dernier bilan publié par l’ANSSI, le nombre d’incidents de cybersécurité traités reste à un niveau particulièrement élevé. Si le volume global des événements a légèrement diminué par rapport à l’année précédente, cette baisse s’explique essentiellement par le contexte exceptionnel des Jeux olympiques de Paris. En revanche, le nombre d’incidents avérés demeure stable, confirmant que les organisations françaises restent fortement exposées aux cyberattaques.
Dans ce contexte, renforcer sa cybersécurité ne consiste plus uniquement à protéger son système d’information : il devient indispensable de comprendre ce qui est visible depuis l’extérieur.
Voir son entreprise comme un attaquant la voit
Les premières étapes d’une cyberattaque sont rarement techniques. Elles commencent presque toujours par une phase de reconnaissance.
Les attaquants cartographient les actifs accessibles sur Internet, identifient les services exposés, recherchent des vulnérabilités connues ou des erreurs de configuration, puis sélectionnent les cibles les plus faciles à exploiter.
C’est exactement cette vision qu’apporte Security Rating.
À partir du nom de domaine d’une entreprise, la solution analyse les actifs accessibles publiquement et évalue leur niveau d’exposition, sans jamais pénétrer dans les systèmes d’information. L’objectif n’est donc pas de réaliser un audit interne, mais d’obtenir une photographie fidèle de ce qu’un acteur malveillant est capable d’observer depuis Internet.
Cette approche permet notamment d’identifier :
- des serveurs oubliés ou insuffisamment sécurisés ;
- des sous-domaines exposés ;
- des certificats TLS expirés ou mal configurés ;
- des services accessibles présentant des vulnérabilités connues ;
- des faiblesses dans la sécurisation des domaines de messagerie ;
- des erreurs de configuration pouvant augmenter la surface d’attaque.
Autant d’éléments qui passent parfois inaperçus en interne mais qui restent parfaitement visibles pour un cybercriminel.
Une photographie de la posture cyber des entreprises d’Occitanie
En partenariat avec La Dépêche du Midi, ITrust a réalisé une analyse de l’exposition externe des principales entreprises privées des treize départements d’Occitanie.
Au total, 63 entreprises issues de secteurs variés ont été évaluées grâce à Security Rating.
Chaque organisation reçoit une note comprise entre A et F, accompagnée d’un score sur 100, reflétant la qualité de sa posture de sécurité visible depuis Internet.
Les résultats sont globalement encourageants :
- 61 % des entreprises obtiennent la note A ;
- 24 % obtiennent un B ;
- 13 % sont classées C ;
- une seule entreprise reçoit un D ;
- aucune n’est classée en E ou F.
Par ailleurs, huit entreprises atteignent la note maximale de 100/100, signe d’une excellente maîtrise de leur exposition externe.
Il est toutefois important de rappeler qu’un bon score ne signifie pas qu’une entreprise est invulnérable. À l’inverse, une note plus faible n’indique pas qu’elle sera nécessairement victime d’une cyberattaque. Le Security Rating mesure avant tout le niveau d’exposition observable depuis Internet et identifie les axes prioritaires d’amélioration.
Les principaux points de vigilance
L’analyse met en évidence une tendance forte : les faiblesses observées ne relèvent généralement pas de vulnérabilités critiques ou inédites.
Elles concernent principalement :
- la configuration des certificats TLS et des mécanismes de chiffrement ;
- la protection des domaines de messagerie ;
- la maîtrise de la surface d’exposition sur Internet ;
- la gestion des actifs numériques publics.
Autrement dit, les marges de progression se situent souvent du côté de la cyber-hygiène et de la gouvernance des actifs numériques.
Ces éléments peuvent paraître anodins, mais ils constituent souvent les premiers indices exploités lors des phases de reconnaissance menées par les attaquants.
La visibilité, première étape d’une stratégie de cybersécurité efficace
On ne peut protéger que ce que l’on connaît.
Or, au fil des années, les organisations multiplient les applications, les services cloud, les noms de domaine, les environnements de développement ou encore les infrastructures connectées. Cette évolution accroît mécaniquement leur surface d’attaque.
Disposer d’une vision continue de cette exposition devient donc un levier essentiel pour réduire les risques, prioriser les actions de remédiation et renforcer durablement sa posture de sécurité.
Avec Security Rating, ITrust accompagne les entreprises dans cette démarche en leur offrant une évaluation objective, continue et compréhensible de leur exposition externe, afin d’identifier rapidement les points d’amélioration et d’agir avant qu’un attaquant ne les exploite.
Parce qu’en cybersécurité, la meilleure défense commence souvent par une question simple : qu’est-ce que les autres voient de votre entreprise ?